Arrêt chaque 300m pendant les 20 premiers kilomètres pour charger et décharger des passagers qui comme par hasard se baladent toujours avec la moitié de leur maison, si possible tout dessous les bagages des autres passagers, ficelés à l'arrêt précédent avec des kilomètres de corde et force noeuds bien serrés.
L'avantage, c'est qu'on peut prendre plein de photos!
Loropéni: premier gros bourg à 40km du départ, après 3h de route. Entassement maximal (30 à 34 personnes, y compris sur le toit, dans un minibus de 19 places) jusqu'à Banfora, 160km (et plusieurs heures) plus tard. Tôle ondulée, nids de dinosaures pleins d'eau, menaces d'orage impliquant fortes présomptions de barrières de pluie (petite spécialité locale qui consiste à fermer les routes quelques heures en cas de pluie, pour que les véhicules ne viennent pas les achever trop vite), long arrêt pour refroidir le moteur, rien ne nous sera épargné!
Finalement, on arrive étonnamment vite à Banfora (enfin, pas au goût de deux touristes australiennes chargées à mort et voyageant sur strapontin sans dossier avec genoux des passagers arrière dans le dos).
Une petite demi-heure de marche jusqu'à la maison (on avait prêté la "moto" au père de famille en notre absence) pour constater que les petits frères avaient soigneusement razzié presque toutes les provisions de corn-flakes ramenées de Ouaga.
L'aventure quoi!
Oui oui, c'est bien un mouton que ce jeune homme s'apprête à lancer sur le toit!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire