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vendredi 21 mars 2008

Cécile en Mauritanie

De tous les pays d'Afrique de l'Ouest, la Mauritanie était bien le dernier où je pensais aller (du moins cette fois-ci). Pensez! Un pays où les hommes voilent leurs femmes et se baladent en caleçon! (enfin c'est tout comme car avec la chaleur, quand ils remontent sur leurs épaules les manches de leur grand boubou, ouvertes jusqu'au bassin, il n'y a guère que leurs genoux qui ne soient impudiquement dévoilés) Les quelques riches revendeurs de voitures rencontrés à Bamako, vautrés jour et nuit devant le foot, hurlant en arabe au milieu de la nuit pour se faire ouvrir la porte de l'auberge et draguant la femme blanche avec autant d'assiduité que de grossièreté (enfin, selon mon propre canevas de compréhension et mes schèmes de valeurs, et bli bli bli et bla bla bla, je sais) :-) Bref, ils ne m'avaient pas laisse un souvenir impérissable.
Et pourtant, á la faveur d'une énieme "visite d'un village local, typique et traditionnel" (apres "le village peul nomade" et "le village peul non nomade" (=toucouleur, selon les explications en raccourci du guide...!!???) - toujours en troupeau de 35 toubabs eux aussi bien typiques (cuissettes, chapeau ridicule et coups de soleil) et au pas de charge - le fameux "village mauritanien".

Au débarquement du bateau, 3 moustaches en uniforme nous attendaient de pied ferme et je commencais déja a regretter d'avoir laissé mon passeport en cabine, ratant ainsi une occasion unique de collectionner un staempel de plus. Mais le guide se constituant piece d'identite collective, nous passames outre et l'affaire fut vite réglée.
Et pour une fois, pas (trop) de gamins pour nous courir apres en réclamant "leur" bic-bonbon-cadeau (sauf un qui voulait d'abord que je lui achete des billes a la boutique, et qui etait finalement pret a me donner des siennes apres que je lui ai demandé ce qu il me donnait lui en échange) :-)
Moi qui au depart appréhendais ce genre de visite zoo (avec toujours les memes 3 connasses qui distribuent bonbons et argent des que le guide ne les voit pas, bien que la responsable de la croisiere ait fait une longue annonce 2 jours plus tot pour expliquer pourquoi ils étaient "plutot contre". Au final on a bien ri!
Yannick discutait comme toujours école, relations hommes-femmes et cie, moi-meme me retrouvant emballée des pieds a la tete en habit local...

J'ai meme pu investir dans les "American Legend" (fabriquées en EU, achetées en Mauritanie, fumées au Sénégal) :-) et récolter ainsi quelques ouguiyas


(200 ouguiya = 1'000CFA), ainsi qu'etre présentée a un veau metis franco-mauritanien, dont le "jus" du géniteur francais était arriveé par bateau pour etre "injecté" a la future mere.
Avec tout cela, je suis encore arrivée derniere au canot-navette, manquant de peu le retour a la nage pour la deuxieme fois de la journee et me livrant ainsi a l'opprobre publique de tous les autres passagers, qui pour rien au monde n'auraient manque leur petit apéro-cacahuetes avant le "mechoui sur la plage au clair de lune" du mercredi soir. :-)

La prochaine fois si vous etes gentils, je vous raconterai comment, en dignes héritiers d'Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, mon papa et moi avons héroiquement sauvé une petite fille d'une épine dans le pied dans le "village toucouleur de l autre coté de la riviere".