Affichage des articles dont le libellé est Cécile au Burkina - partie 2. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cécile au Burkina - partie 2. Afficher tous les articles

mercredi 12 mars 2008

il pleut!

Depuis quelques jours on l'attendait (sans trop de conviction pour ma part, mais bon) Après plusieurs fausses alertes (bourrasques de vent, nuages s'amoncelant à l'horizon, températures inhabituellement fraîches la nuit)... la voilà! La pluie!
Depuis hier soir, on n'en pouvait plus de compter les minutes, espérant pouvoir arriver chez le frère de Patrice à Bobo et trouver à manger avant de se faire rincer; la crevaison d'un pneu arrière sur la route à la sortie de Banfora nous faisait craindre le pire - les éclairs se multipliant au loin tandis que les passagers priaient (pas pour leur salut mais simplement parce qu'il était l'heure) :-) et que le chauffeur et ses assistants s'activaient sur le cric (la taille du car impliquant des roues de 1.5m de diamètre, c'est dire la somme de transpiration dépensée en quelques dizaines de minutes pour démonter tout cela!)
Mais non, il a fallu encore bien la moitié de la soirée avant que les quelques gouttes éparses se transforment en véritable déluge (et j'avoue que, réveillée en pleine nuit par le bruit de l'eau sur la tôle du toit, j'ai cru un moment que tout allait s'effondrer mais non).
Drôle de pluie appelée "la pluie des mangues", dont la fonction serait paraît-il de laver les premières mangues (celles qu'on mange à n'en plus pouvoir depuis quelques semaines miam miam) de toute la poussière et des maladies (palu, méningite etc...) apportées par le vent. Elle ne tombe qu'une seule fois, mais chaque année régulièrement en mars. Voilà donc qui est fait! Youpie!

lundi 10 mars 2008

mangolo be!


Il y a des mangues! Tout sur les mangues! 
 
 
 





  
la la-jin
violette et grosse, on la trouve surtout en Côte d'Ivoire et vers la frontière! 

















les mangues chauvages (avec l'accent local!)
super si vous souhaitez étrenner votre nouveau fil dentaire, elles sont fibreuses à souhait et on dit ici qu'elles "déconsutipent vite" (comprenez que tous ces fils, ça facilite le transit) 

les mangues retard
vers juin-juillet, c'est tout ce qu'on en sait

les mangues greffées
c'est les mangues d'avril...

les mademoiselle
semblables aux la-jin, mais plus longues et recourbées

les li-pince
littéralement "suce miel", c'est dire si elles sont sucrées et juteuses à souhait

et enfin les mangues chéchées (toujours avec l'accent local)
qu'on achète au bord des routes pendant les voyages, dès septembre

mangue rayée (de la famille des mangoustes)
euh non, celles-là on les mange pas, c'est une image trouvée sur internet en cherchant des illustrations de mangues...


dimanche 9 mars 2008

la nouvelle maison

Depuis 4 nuits, Patrice et moi dormions dans la cour, le matelas directement posé sur une natte. Avec pour conséquence des maux d'oreilles matinaux (pour lui), une rhinite avec toux (pour moi)... Mais pourquoi donc tant de souffrance, me direz-vous?
Tout simplement parce que depuis le début de la semaine, en même temps que l'arrivée des salaires, ont recommencé les travaux visant à agrandir la maison afin d'optimiser l'accueil de visiteurs, touristes et autres***. Déjà ma première visite en décembre avait découvert le cimentage de la douche et 4 nouveaux murs au bout du bâtiment existant, complétée à ma deuxième visite fin février par le cimentage des toilettes et la construction d'un nouveau mur d'enceinte, ainsi que la "maison du cochon" terminée (cochon arrivé quelques jours plus tard avec pleins de bébés dans le ventre à vendre pour Noêl prochain)...

En bref, on n'allait pas s'arrêter sur une aussi bonne lancée!!

Ainsi donc, la journée de lundi était dévolue à l'achat de matériel, tôles et bois pour le toit, clous, ciment etc...
Dès mardi, arrivée des artisans pour poser le toit (10 tôles sur 3 lambourdes, elles-mêmes fixées à la maison avec du fil en fer)

Mercredi et jours suivants, crépissage et pose de la dalle intérieure, fabrication et pose de la fenêtre, remplacement par une nouvelle de l'ancienne porte d'entrée dévolue désormais à la fermeture de la douche, etc...



A cela se rajoute le nettoyage extensif de toute la maison hier samedi, car entre le perçage de la porte intérieure pour relier les deux pièces et les multiples passages en brouette pleine de sable et divers, c'était plus que cra-cra là-dedans!!

En bref, on est crevés mais contents de cette semaine qui s'achève. Et heureusement dès ce soir, nous pourrons enfin re-dormir dedans car la dalle est enfin (plus ou moins) sèche!!!

Et pour la petite histoire (car il y en a une): A mon retour du Sénégal à la fin du mois (car je quitte Banfora demain pour Bobo, Ouaga, puis Dakar), il nous restera encore tout l'aménagement intérieur et extérieur - comprenant notamment construction de meubles, couture de coussins et plantage de fleurs - (youpie!), car "mes conseils et idées sont très très précieux"! Des photos de l'ensemble terminé d'ici quelques semaines donc!

***Pour rappel, Patrice est guide touristique à Banfora et souhaite, en plus des visites de la région, se rendre en mesure d'accueillir ses clients les plus aventuriers (ou les plus fauchés) autrement que sur son canapé ou avec la vieille tente igloo de ma maman (réservée normalement à notre usage privé quand on va dormir dans la brousse!!!) - tente igloo qui a d'ailleurs été bien utile la semaine dernière, dépliée en urgence sous le manguier pour accueillir ma copine Claire de Bamako en vacances dans la région!

mardi 4 mars 2008

et si jamais je suis au BF jusqu'au 15 mars!

... puis au Sénegal pour deux semaines de vacances en famille, et de nouveau au BF dès le 29 mars et jusqu'à nouvel avis...

le retour de la chaleur


Hier soir, téléphone de mon ami Pascal qui me dit qu'il fait à peine quelques degrés en Suisse après quelques semaines d'une douce tiédeur printanière... Presque impossible à concevoir ici tellement il fait déjà chaud la journée, tout comme se représenter la fournaise qui est la nôtre doit relever de la gageure en ce moment depuis le beau pays d'Heidi...
Et pourtant. Après s'être caillés (comme on dit ici pour parler de températures inférieures à 25°c) tout le mois de janvier, février arrivant on avait déjà bien vu un petit changement d'atmosphère. Finie la brise parfois soutenue qui permettait (pourvu qu'on se munisse d'une certaine force de caractère tout de même) de garder foulard et manches longues jusqu'à midi, voire même de tenir une journée entière en chemise (euh... légère la chemise, précisons-le quand même). Au retour du pays dogon, qui nous avait abondamment abreuvés de tempêtes ventesques et néanmoins sablonneuses, les prémisses de cette nouvelle situation étaient déjà lancées. Mais nous, bien au chaud au long des 11h de trajet vers Bamako dans notre car BANI, dont les seules ouvertures de plafond avaient été vaguement entrouvertes à grand renfort de bouteilles PET 0.5l , pensions naïvement que ce n'étaient là que les aléas inhérents à tout trajet de plus de 3 km sur ce beau continent (transpi coulante, faim dévorante et autres vessies débordantes sans espoir d'arrêt aucun avant la destination finale).
Les 45 mn d'arrêt en plein soleil à quelques dizaines de kilomètres de Bamako - le chauffeur profitant de la prière de 16h pour démonter intégralement le train arrière et endiguer une fuite dans le liquide de freins - auraient pourtant dû nous mettre en alerte mais non.
Dès le lendemain, augmentation sensible et durable des températures accompagnée d'une recrudescence de moustiques au quartier près du fleuve ("Badala Bougou", le nôtre), si bien que même le soir, plus besoin de la petite laine pour se prémunir des attaques de rhume!

Le week-end dernier, afin de fêter dignement un nouveau changement de mois ainsi qu'une semaine de vacances scolaires, ma copine Claire (rencontrée à Bamako justement) et moi reprenons la fantastique compagnie BANI, cette fois en direction du Burkina Faso. Après 11 ou 12h d'étuve totale (pourtant nous étions à côté de la porte!), nous atteignons enfin Bobo où on nous apprend qu'il aurait fait dans les 47°c dans la journée!
Et donc depuis quelques jours ici de retour à Banfora - région humide et verdoyante du pays - j'ai tout le loisir de tester ma résistance à la chaleur - en échauffement (et c'est le cas de le dire) au mois d'avril qui est paraît-il "le plus pire" de l'année!!!
Que pouvons-nous retenir de cette situation, me direz-vous?
1. D'abord, que les changements de mois c'est le mauvais plan ici puisqu'à chaque fois qu'on approche d'un "premier quelque chose" on ajoute 5°c au thermomètre
2. qu'on a encore du bol, parce qu'avec tout ça j'arrive encore à avoir un peu frais sur le coup des 4h du matin et que la petite couverture est encore la bienvenue à ce moment-là
3. qu'avec les fêtes de fin d'années et leur cortège de nouveaux beaux costumes pour toute la famille, c'est la période où les tailleurs font leur beurre, puisque tout le monde se rue (enfin, si tout le monde est comme moi?) chez eux pour se faire de nouvelles parures adaptées!!
4. et enfin et surtout, que la seule raison d'être de ce post était finalement de vous montrer ma collection de nouvelles parures (et oui je suis en bonne santé et je mange bien, je n'ai pas perdu un gramme depuis mon arrivée contrairement aux dernières fois!!)



Allez, bon hiver la Suisse !!! :-)