lundi 18 février 2008

Cécile à Basa Nani

Hier dimanche, mission m'étais donnée de trouver des perles pour faire des bagues et autres bricolages - puisqu'il paraît qu'au Mali c'est "plus moins cher, moins cher" (sous-entendu "qu'au Burkina"). Evidemment, au marché du quartier aucun espoir, il fallait se rendre au centre ville, là où se regroupe à peu près toute la ville pour courir dans tous les sens, si possible très chargée et en bousculant le plus possible tout le monde. :-) Un vrai marché quoi!
Départ donc de la maternité - alias "le boulot" - en Sotrama direction l' "artisanat" (mot de passe pour la maison des artisans, sorte de cour pleine de boutiques, entourée de murs, eux-mêmes cernés par la route la plus passante de Bamako et un bon million de ruelles abritant des milliards de boutiquiers en tous genre - bref de quoi boutiquer tout ce qu'on veut!!!
Ensuite de quoi, il s'agissait de repérer les vendeurs de perles - évidemment il ne s'agit pas des vendeurs de rue dont les paniers débordent de colliers et de bracelets en tout genre (quoique souvent pas plus de 2 ou 3 types différents par vendeur) :-)
Renseignements pris auprès de 3 stans successifs, le dimanche la boutique est fermée. Il faut revenir demain! Rendez-vous est donc pris avec une dame ici, 10h, demain matin. Bon.
Et évidemment celle qui propose de m'y conduire, c'est celle qui ne parle pas un mot de français! Mais comme mon bambara "aka oussa dooni" (comprendre "s'améliore un peu") chaque jour, pas de souci!
Ce matin lundi donc, grasse matinée (ça tombe bien puisque hier soir j'ai bu du thé jusqu'à 1h du matin), et nouveau départ en Sotrama pour l' "artisanat" (en fait, je l'apprends plus tard dans la journée, le marché qui entoure ce fameux "marché rose" des artisans s'appelle Basa Nani ou qqch du style). Bien sûr, si le dimanche à Bamako c'est le jour du mariage, le lundi c'est celui des embouteillages et pour traverser le pont (il y en a 2 en tout pour relier les 2 parties de la ville au-dessus du Niger), c'est bouché bouché! Au point que quand le chauffeur peut faire 10 mètres d'un coup on a l'impression d'avoir gagné à la loterie!
Bref, arrivée au marché je retrouve presque tout de suite ma "copine" (un miracle dans ce bordel de gens, de véhicules et de marchandises!!!)Elle est toute fière de me faire asseoir à son stand pour me présenter à toutes les vendeuses du quartier (en réalité, vu que toute la ville s'était donné rendez-vous au même endroit, c'était plutôt dans un rayon de 2 mètres que ça s'est passé, m'enfin ça représente déjà pas mal de monde!) :-)
Ensuite de quoi, nous nous dirigeons dans le temple d'Ali Baba, une boutique entière remplie de sachets de perles de toutes les couleurs et de toutes les tailles (taille des sachets donc, en fonction du prix). Pour le Burkina je ne sais pas, mais pour ce qui est de la Suisse, c'eet sûr que c'est vraiment "plus moins cher"! 500 CFA (1.25 CHF) le sachet d'environ 100 ou 200g de perles, ça fait 3 fois moins cher pour 20, 30 ou peut-être même 50 fois plus de perles!!! Incroyable!
Bref, pour la somme exorbitante de 10 CHF (transport en Sotrama compris), j'ai de quoi m'amuser quelques années!*


*Bon il faut dire aussi qu'il y avait à la base de la démarche une commande du Burkina, et que je compte bien enseigner 2 ou 3 techniques de bracelets et autres fabrications de bagues aux dames de la mission, dont certaines sont déjà des fabriquantes de perles**

**PERLES: nom donné aux objets faits en perles - colliers, bracelets etc...

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