Bon, l'épisode du passage de la frontière nécessiterait un message à lui tout seul, mais là je suis fatiguée et le souper m'attend, donc je vais faire bref.
La frontière... On descend du bus pour passer à pied, l'un après l'autre, auprès des douaniers burkinabé (deux fois) - petite demi-heure d'attente à l'ombre d'un bâtiment en dur et hop, on rembarque pour quelques kilomètres, jusqu'à la frontière malienne.
Cette fois, toutes les "pièces" sont récoltées au saut du bus, le douanier teste le bambara de tous les "passeports" (deux français, un américain, et moi) avant de trier les gens - toi ici, toi là-bas, toi avec moi etc...
De ce côté-ci, c'est un peu moins le luxe qu' "à côté". Il n'y a qu'un baraquement et les formalités administratives se font sous un hangar, à trois mètres des tentes de camping où dorment les douaniers. Peu d'attente cette fois, je sers d'interprète à l'Américain, on rigole et ça finit par passer vite.
En tout, 2h pour passer la frontière et récolter son lot de Stämpel, avant de filer sur Koutiala, Ségou et enfin Bamako avec seulement 30 mn de retard sur le programme.
Entre deux... Lecture du journal des étudiants de Lausanne (qui dormait dans mon sac depuis 10 jours) et tentatives multiples mais relativement infructueuses pour me faire expliquer ce qu'il se passe - nature et durée des arrêts entre autres... (pipi, clope, achat de boisson pour le chauffeur, salutation à un copain du convoyeur etc...) TRES important pour ne pas se retrouver à pied les derniers 400km pour cause de départ impromptu du bus!!!
Sur la fin, ma maîtrise parfaite du dioula acquise ces derniers jours :-) me permet même de faire la traduction pour mon voisin, un commerçant mossi de Ouaga qui y comprend encore moins que moi!!!
Enfin à l'arrivée, alors que je ne vois aucun "blanc" m'attendre à la gare, mes angoisses de type "comment Hubert va-t-il faire pour se sortir de ce mauvais pas" sont vite apaisées lorsque je vois la moitié du car aller bêtement se coucher dans la salle d'attente pour passer la nuit - et c'est là qu'un type me tape sur l'épaule (en vrai, c'était le cinquantième, mais le seul qui ne proposait pas un taxi ) :-) D'après son petit panneau, impossible de se tromper, c'était pour moi - il y avait même mon nom dessus (petite ardoise qui a d'ailleurs connu une fin tragique quelques minutes plus tard lorsqu'il l'a oublié à côté du taxi en sortant mes valises du coffre) :-)
Un toc toc à la porte du dortoir pour me faire entrer et un faufilement de serpent sous la moustiquaire plus tard... il faudra encore attendre 5h pour découvrir la tête des mes colocs et autres membres de la mission à leur réveil le lendemain matin!
lundi 14 janvier 2008
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2 commentaires:
Mort de rire ce récit de tes aventures... c'est vrai qu'en Afrique le voyage est toujours ue aventure, mais où heureusement tout est bien qui finit bien.
Et surtout ne pas oublier d'être "polé-polé"
Ton frère qui t'aime
You write very well.
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